« J’ai la sensation de ne faire qu’un avec mon Art »

9 novembre 2013 par Max McFlurry – source

Laure Poyet est incontournable à présent dans le monde artistique. Très jeune, elle commence la danse, le piano, puis après son expérience dans le monde du travail en tant que psychologue ou par la suite son passage aux Beaux-arts à Paris, elle revient en 2009 pour exposer ses œuvres picturales. Modeste, la beauté de ses œuvres parlent pour elle à travers le monde, de Tokyo à New York. Aujourd’hui en 2013, son œuvre est là et ne cesse de surprendre.

1/Pourquoi la peinture en particulier?

Parce que j’ai l’impression dans la peinture de m’exprimer pleinement, il n’y a pas de projet préétabli, j’ai l’impression d’être dans un autre monde. J’ai la sensation d’être DANS ma peinture. Mon art n’a pas de limites, ce n’est qu’après que les gens en déduisent la perspective.

2/Quels peintres vous ont le plus inspirée?

Alors c’est marrant, mais je n’ai pas d’inspiration de départ, mais j’ai beaucoup visité de musées et toutes ces peintures m’ont énormément inspirée. J’ai remarqué qu’un jour une de mes peintures ressemblait à la peinture de Pollock.

3/En tant qu’artiste, votre plus beau souvenir?

Alors je pense que mon plus grand souvenir, c’était en 2009 lors des premières expositions qui ont été grandioses. Les premières fois marquent toujours l’esprit. C’est un autre univers.

4/Vous évoquez la notion d’art organique sur votre site, qu’est-ce que c’est?

C’est quelque chose que j’ai imaginé, je pense que c’est un art non conventionnel, sans cadre, qui vient de moi, d’où la vient la notion d’organe. J’ai découvert que « l’art organique » avait déjà été pratiqué, il y a plusieurs siècles, j’ai été étonnée et agréablement surprise.

5/En quoi consiste le projet Art manager?

Ce projet consiste à coacher des artistes au sein d’ateliers pour les aider et pour les familiariser avec le monde de l’art, des expositions, et aider également les managers artistiques pour leurs expositions.

6/Quels projets voudriez-vous faire aboutir pour la suite ? Votre actualité pour 2014.

Je voudrais par la suite faire un atelier, où je pourrais former de jeunes artistes. Suivre mes toiles à l’étranger, pour savoir ce qu’elles deviennent et leurs répercussions, tout en continuant à en créer de nouvelles.

7/Que ressentez-vous lorsque vous vous adonnez à votre art dans votre atelier?

J’ai la sensation de ne faire qu’un avec mon art. J’ai l’impression de ne faire qu’un avec ma peinture et les couleurs.

8/Un jour, on a posé à Picasso cette question, en combien de temps faites-vous une peinture?

*Rire*, à vrai dire, le temps de réalisation de mes toiles peut prendre de 10 minutes à 10 mois.

9/Quel retour ont vos œuvres à l’international?

Et bien j’ai remarqué que dans les pays anglo-saxons, les amateurs ou professionnels de l’Art trouvent que je fais des peintures « violentes » notamment dans la réalisation. Alors qu’en revanche, en Chine, ma peinture est plus considérée comme une peinture « tranquille », « sereine » et « apaisante ».

10/Une dernière question, que l’on pose à des artistes avec de l’expérience, quels conseils pourriez-vous donner à de jeunes peintres qui débutent?

Et bien, je leur dirais de continuer quoi qu’il arrive, quoi que ce que les gens peuvent dire sur ce qu’est le « vrai artiste ». Tout le monde peut réussir. Je leur conseille de s’éclater un maximum. Au niveau technique, de ne pas s’interdire des couleurs qui n’iraient pas « ensemble » ou des matières de toutes sortes. Et si l’Art ne suffit pas à assurer des revenus, qu’ils fassent au moins un métier en lien direct, davantage manuel.

Propos recueillis par Max McFlurry.

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